DOROTHÉE BERRYMAN

Dorothée Berryman fait ses débuts au théâtre en 1971 lorsque le metteur en scène Paul Hébert lui confie le rôle d’Élise Doolittle dans la célèbre pièce Pygmalion de George Bernard Shaw. Dès lors, elle monte régulièrement sur les planches pour défendre des rôles tels celui de Laura dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Laura Secord dans la comédie musicale Marche, Laura Secord des auteurs Roussin, Rousselle et Beaulieu, Zerbinette dans Les Fourberies de Scapin et Viola dans La Nuit des rois. Ironiquement, la pièce de Molière sera présentée en anglais à Toronto alors que celle de Shakespeare sera présentée en français, à Québec! Au fil des ans, elle joue Tremblay et Barbeau autant que Strindberg, Feydeau et Racine.

Dorothée Berryman est aussi l’interprète de plusieurs rôles marquants à la télévision. Mentionnons celui de Julie Bastien, « la petite biche de Jean-Paul Belleau » dans Des Dames de Cœur, qui lui vaut la reconnaissance publique ainsi qu’un prix Gémeaux. Elle sera en nomination pour un autre Gémeaux dans la catégorie meilleure actrice de soutien pour son rôle de Marie-Jeanne Dupaul dans la télésérie Bombardier. Dans Réseaux, elle interprétait avec émotion et subtilité un personnage complexe : celui de la lectrice des nouvelles cocaïnomane, Lise-Anne Martimbault. On l’a aussi vue dans Cauchemar d’amour, Rivière-des-Jérémie, Tribu.com, The Hunger, Urban Angel et, plus récemment, dans Rumeurs et Ciao Bella.

Dorothée Berryman participe à un premier long métrage en 1974, La Gammick de Jacques Godbout ; elle jouera ensuite sous la direction entre autres de Michel Brault dans Les noces de papier, Claude Gagnon dans The Pianist, François Girard dans Le Violon rouge, Roshell Bissett dans Winter Lily et Julie Hivon dans Chocolat, crème glacée et autres consolations. Plus récemment, soit en 2004, elle était dirigée par Gilles Noël dans Jack Paradise et en 2011, elle remportait le Jutra de la meilleure actrice dans un rôle soutien pour sa participation au film Cabotins d’Alain Desrochers.

Mais le rôle qui révéla l’actrice fut sans doute celui de Louise, la femme trompée, dans le film Le Déclin de l’Empire américain de Denys Arcand. Ce rôle lui vaut une nomination comme meilleure actrice aux prix Génie, à Toronto. Dix-sept ans plus tard, Dorothée Berryman et ses coéquipiers se sont retrouvés dans la suite du Déclin : Les Invasions barbares. Le film s’est mérité plusieurs prix prestigieux, dont l’Oscar 2004 du meilleur film en langue étrangère. Quant à la comédienne, elle était en nomination aux prix Jutra dans la catégorie « Meilleure actrice dans un rôle de soutien ».

Dorothée Berryman connaît également un grand succès en tant que chanteuse et depuis l’automne 1998, on peut l’entendre régulièrement dans les salles de concert, accompagnée de son ensemble de jazz. Elle est une invitée privilégiée du Festival international de Jazz de Montréal et depuis 1999, elle y a présenté de nombreux spectacles.

Elle produit un premier album éponyme lancé en novembre 2000 qui sera salué autant par le public que par la critique (nomination au gala de l’ADISQ en 2001). La réception est tout aussi chaleureuse pour son deuxième album jazz produit sous étiquette La Factrie et lancé en octobre 2003 : P.S. I love you. Un album sur lequel on retrouve treize belles chansons jazz enregistrées au Studio Victor à Montréal. Entourée par une solide équipe de musiciens menée par le pianiste Éric Harding, Dorothée Berryman interprète avec chaleur des textes d’une poésie toute simple, mariant tendresse, humour, romantisme et mystère.

De 2004 à 2011, Dorothée a animé et réalisé à l’antenne de Radio-Canada/Espace Musique des rendez-vous jazz hebdomadaires fort appréciés des connaisseurs comme des néophytes. Si pendant ces sept années elle continue à se produire sur scène, 2012 marque son retour sur disque avec un album éponyme très personnel dont la réalisation et les arrangements sont signés Vincent Rehel (piano) et Martin Roy (contrebasse). La formation accompagnant Dorothée sur cet album comprend aussi guitare et batterie, auxquelles se greffent des arrangements pour cordes de toute beauté. Les pièces offertes sont tirées du répertoire de la grande chanson française, des classiques de la musique populaire américaine, du jazz, du tango et même une chanson du côté du trip-hop. On y propose un son raffiné, classique et contemporain. La voix unique de Dorothée Berryman en touchera plus d’un.

Son orchestre sur scène : Vincent Réhel, directeur musical et pianiste; le guitariste Jon Geary et le batteur Camil Bélisle, aussi de l’album ; et enfin, à la contrebasse, Dave Watts



SITE INTERNET:  www.dorotheeberryman.com








© 2013 La Compagnie Larivée Cabot Champagne